Aqui-Lit : une étude sanitaire inédite du littoral Aquitain

14 février 2018 Cellules & Plateformes Retour

Pendant 3 ans, Aquitaine Microbiologie va analyser des échantillons en provenance du littoral Aquitain, de La Rochelle à Bayonne. Objectif : dresser une cartographie des microorganismes présents sur les côtes afin d’identifier les réservoirs de bactéries résistantes aux antimicrobiens et de mieux comprendre leurs modes de dissémination.

Jusque dans les années 2000, les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques étaient confinées au cadre hospitalier. Aujourd’hui, les germes multi-résistants ont colonisé de nouveaux milieux. On les retrouve chez des patients de la communauté, des animaux et dans diverses niches environnementales (eaux douces, marines…)

Un suivi microbiologique sur 3 ans

« La recrudescence des microorganismes résistants aux antibiotiques dans de nouvelles niches écologiques est un problème de santé publique et met en danger notre arsenal thérapeutique. Cela est vrai pour la médecine humaine et vétérinaire » explique le Dr Fatima M’Zali, responsable de la cellule de transfert Aquitaine Microbiologie. Spécialiste de l’antibiorésistance, la chercheuse porte aujourd’hui le projet Aqui-Lit. Financée par le FEDER et la Région NouvelleAquitaine, cette étude de bio-surveillance du littoral aquitain est une première. « Les études environnementales portent en général sur des contaminations chimiques. C’est la première fois qu’un suivi microbiologique de cette ampleur est réalisé en Nouvelle-Aquitaine » poursuit le Dr. M’Zali.

Une cartographie corrélée aux données hospitalières

Jusqu’en 2020, Aquitaine Microbiologie va analyser un large panel d’échantillons prélevés sur les côtes : eaux de rivages, sable, espèces aquatiques et marines (oiseaux, poissons, invertébrés, …) et animaux d’élevage. La cellule de transfert établira une carte, indiquant les microorganismes présents sur le littoral ainsi que les potentiels réservoirs de germes multi-résistants. « Tout l’enjeu est de comprendre la dynamique de diffusion des germes. Notre étude, corrélée à des données hospitalières de Bordeaux et Bayonne, permettra de mieux comprendre les vecteurs de transmission, afin d’adapter les méthodes de détection, de surveillance et de contrôle » conclut Fatima M’Zali.

Dans le cadre d’Aqui-Lit, la cellule de transfert de technologie Aquitaine Microbiologie – département de l’Adera – est accompagnée par le service ingénierie de projet de l’Adera.

 

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