I-Sea, la startup qui surveille les côtes depuis l’espace

16 mai 2017 Startups Retour

Fondée par 5 anciens membres de la cellule de transfert de technologie Géo-transfert, I-Sea est une startup qui utilise l’imagerie satellitaire pour surveiller les milieux aquatiques et littoraux. Incubée depuis 2014 par Bordeaux Technowest à Mérignac, la startup connaît une croissance soutenue depuis début 2017.

Une aventure collective

« Je pense qu’aucun de nous n’aurait franchi le cap tout seul. Il s’agit d’une aventure collective » explique Aurélie Dehouck, Présidente d’I-Sea et chef de projet applications spatiales. Pendant près d’une dizaine d’années, l’équipe d’I-Sea travaille ensemble au sein de la cellule de transfert de technologie Géo-Transfert. En 2013, une conjonction de facteurs pousse les 5 océanographes à créer la société. « Nous disposions d’une technologie mature et nous commencions à voir des concurrents s’implanter sur le marché. Pour investir en R&D, bénéficier de leviers de financement et recruter, nous avions besoin de sortir de la cellule et de créer une société indépendante » raconte Aurélie Dehouck.

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Une partie de l’équipe d’I-Sea : Aurélie Dehouck, Présidente, Olivier Regniers et Benoît Béguet, Ingénieurs traitement d’images, Virginie Lafon, Directrice Générale et responsable du pôle espace, Stéphane Kervella, Hydrosédimentologue et Directeur Technique

Un bon début d’année 2017 et des perspectives internationales

Après des années 2015 et 2016 marquées par la structuration commerciale de l’entreprise, I-Sea table sur un chiffre d’affaires de 600 000 euros en 2017. La startup propose aux entreprises, aux collectivités et aux services de l’Etat des solutions pour suivre la qualité de l’eau, les phénomènes d’érosion du littoral, les courants, les fonds marins, ainsi que les écosystèmes aquatiques. Combinées à des relevés sur le terrain, les données spatiales d’I-Sea permettent d’établir rapidement des cartographie précises, et surtout de les mettre à jour à moindre coût. Les satellites du CNES et de l’Agence Spatiale Européenne fournissent en effet en continu et à un prix abordable des images haute résolution, exploitables pour l’océanographie. En 2016, I-Sea a signé un partenariat avec Airbus Defense & Space pour commercialiser leurs solutions à l’international. « Nos efforts commerciaux à l’échelle nationale commencent à payer et il y a des opportunités à saisir à l’étranger. La prochaine étape est de passer la barre du million d’euros de chiffre d’affaires » conclut Aurélie Dehouck.

 

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Image Pléiades (@CNES / Programme ISIS) de l’île Nouvelle (centre) et la Citadelle de Blaye (en haut à gauche), le 6/04/2017.

 

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